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La Guinée est née au tournant du 19ème siècle (1895-1911) dans ses frontières géographiques actuelles; ses frontières ayant été tracées par les puissances coloniales. Cependant, l'histoire de ce territoire est ancienne et est rythmée par le rayonnement et la décadence de grands empires. Les Nalous et les Bagas peuplent la région dès le VIIIe siècle, et sont rejoints au XIe siècle par les Jalonkés d'origine mandé. Ils précèdent les Peulhs et les Mandés, qui arrivent en masse entre le XVIe et le XVIIIe siècle, apportant l'islam. L'expansion de la religion musulmane dans toute la Guinée est cependant l'oeuvre des pasteurs peulh installés dans le Fouta-Djalon.
Les Portugais furent les premiers Européens à longer les côtes de la Guinée, au XVe siècle; mais ils entrèrent très vite en compétition avec les Britanniques et les Français. Ils se trouvèrent rapidement circonscrits dans ce qui est devenu aujourd'hui la Guinée-Bissau. Les Britanniques finirent par se contenter de la Sierra Leone. Puis, en une quarantaine d'années, l'impérialisme français supplanta ses rivaux dans la région en étendant sa zone à partir de la côte maritime en direction du Fouta-Djallon et de la Haute-Guinée. La conférence de Berlin reconnut les "droits" de la France sur la région. En 1891, la Guinée est proclamée colonie française. Mais l'almamy Samory Touré mena une guerre organisée contre l'occupation Française sur la côte et dans les massifs montagneux du Sud-Est, jusqu'à ce qu'il fut vaincu en 1898. Il fut l'un des derniers héros de l'histoire précoloniale du pays. Les résistances à l'occupation française continuèrent et ne cessèrent qu'en 1912. La France imposa un système d'administration coloniale identique à celui appliqué dans les autres territoires africains de son empire colonial.
Le pays obtient son indépendance le 2 octobre 1958 sous l'instiguation du syndicaliste Sékou Touré qui fut son premier président.
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